Léonce BOURLIAGUET
PROPOS PEDAGOGIQUES MATINAUX

de M.SABAHU

 
   
 
 
 
 
   
 Léonce Bourliaguet 

  Il est né le 6 janvier 1895, à Thiviers (Dordogne), aux confins du Limousin et du Périgord, Léonce Bourliaguet enfant unique d'un couple dont le mari exerçait le métier de cordonnier.
  Guidé par un instituteur perspicace il témoigna vite sa préférence pour les grandes œuvres qui devaient former et nourrir sa pensée : Cervantes, Dante, Plutarque, voire Grégoire de Tours. Dès l’école primaire, il se révèle soucieux du beau style qu'il n'a cessé de manifester dans son œuvre.

  Enfant à la vive sensibilité il perdit sa mère à quinze ans, au moment même de son entrée à l'Ecole normale de Périgueux. Il connut pendant quatre années une jeunesse solitaire, rêveuse et romantique, rebuté par la turbulence et l'incompréhension de ses camarades. Déjà il montrait originalité, esprit d'indépendance et anti conformisme, qui firent le fond de sa personnalité. 

  Le 17 décembre 1914, à 19 ans, Léonce Bourliaguet est jeté dans le chaos de la guerre. Là, il apprend durement "cette langue de la douleur qui est commune à tous les hommes". Fait prisonnier le 17 avril 1916, il est envoyé dans une ferme en Poméranie où il gardera les troupeaux sur les bords de la mer Baltique. Cette "expérience de paysan" détermine lentement l’orientation de son esprit.

  De ces années d’exil il tirera : Le Franzmann publié d'abord en feuilleton dans "Le Temps", La Forêt Sereine et, trente ans plus tard Un village au bord de la mer. 

  Le 30 août 1919, il est enfin instituteur en Dordogne. Il exerce à Saint-Jory-de-Chalais (région de Thiviers) de 1923 à 1927. Là il témoigne de sa véritable passion d'enseigner. Il peut déployer dans sa classe cette verve, cette malice, ce subtil sens pédagogique qui feront de lui un éducateur exceptionnel. Pour illustrer ses leçons de morale d'anecdotes choisies, il en vient à les écrire lui-même, découvrant les richesses de son imagination. Ce n'est pourtant que bien plus tard, vers 1930, qu'il s'oriente vers la littérature.

  Lorsqu'il devint jeune Inspecteur Primaire, en 1929, il s'employa à former selon ses méthodes des promotions de jeunes instituteurs. Inlassablement il essayait de faire prévaloir le bon sens, de combattre la routine paresseuse, d'encourager les initiatives.

  Parallèlement, s'édifie, livre après livre, une œuvre littéraire qui s'enrichit de la connaissance des êtres et des choses.  C'est le temps des Carnets d'un pédestrian recueil de courtes notes sur les maîtres et les élèves rencontrés et qui témoignent de son sens profond de l'observation et de l'humour. L'époque des étincelantes chroniques signées Mowgli, parues dans "l'Ecole et la Vie"

  Une cinquantaine d'ouvrages se succèdent qui lui valent des distinctions. Il faut citer la trilogie des « gangsters » de la Mardondon : Quatre du cours moyen, Les farauds de la Mardondon, Le maquis de la Mardondon et Les aventures de Flosco (Trois étoiles filantes, Trois balles sifflantes, Trois voiles claquantes) qui ont enchanté les écoliers des années 50. Sans oublier les Propos pédagogiques matinaux de M. Sabahu, humoristique fiction dialoguée, mettant en scène le personnage de l'instituteur omniprésent dans la trilogie de la Mardondon. (Voir plus loin l'analyse de cet ouvrage)

  A l'orée de ses soixante-dix ans, il vient d'éditer ses trois mille proverbes cocasses et philosophiques : De sel et de poivre. Le 26 mars 1965, à Malemort-sur-Corrèze, il succombe à un infarctus.

  Bourliaguet sait "regarder les choses les plus simples avec attention et sympathie".  Avec lui, le lecteur apprend à sourire au clin d'œil qu'on lui fait, à découvrir la chausse-trappe des mots, à aiguiser son esprit aux cabrioles de la pensée.
La philosophie de son œuvre est une philosophie toute simple, qui tire réflexion et leçon de tous les incidents de la vie. 

  En hommage, le collège de Thiviers porte le nom de Léonce Bourliaguet, ainsi que plusieurs rues (Brive, Malemort, Thiviers, Franconville).

                                                           Texte d’après Suzy BOURLIAGUET

Article à consulter in extenso sur :

www.leonce-bourliaguet.com/pages/biogra.htm

 

        L'ESPRIT DES MOTS

         Il existe un humour Léonce BOURLIAGUET fait de fantaisie, d'ironie légère tempérée d'indulgence ; l'esprit y scintille à chaque page comme le mica sur la pierre. Il s'agit de faire partager au lecteur la gaieté, le plaisir de regarder la vie sous ses aspects amusants, drôles, cocasses, avec ses rencontres surprenantes et parfois comiques. Il n'est que de suivre la piste des mots et la farandole des phrases.

        Le sens de l'humour est toujours sous-jacent, un humour sans acidité, fait d'expérience amusée, de compréhension et de tendresse humaine : rien à voir avec l'ironie dédaigneuse ou la moquerie destructrice !

Suzy BOURLIAGUET

- C’est le chien le plus bête qui aboie le plus longtemps.

- Il faut quatre imbéciles pour en hisser un cinquième sur le pavois.

- Les vieux sont avares de tout, sauf de leurs souvenirs.

          LES PROPOS PEDAGOGIQUES MATINAUX DE M. SABAHU (Article en rédaction provisoire)

La fiction
Trois personnages : J.-J. Lamblin, inspecteur primaire qui préface le récit, Martial Pirouette, jeune instituteur fraîchement sorti de l'École Normale et M. Sabahu, instituteur chevronné et directeur d'école, personnage central des romans de la série des "gangsters de la Mardondon".
Le récit : chaque matin, monsieur Sabahu, instituteur consciencieux s'entretient avec son adjoint à qui il prodigue de modestes conseils...


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